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La Cour d'appel juge que la loi sur la DNUDPA ne lie pas le régulateur nucléaire du Canada

Une décision unanime de la Cour d'appel fédérale dit que la loi sur la déclaration fixe un cadre pour le gouvernement, et non un devoir pour le régulateur qui a approuvé l'installation de déchets de Chalk River, et infirme le jugement de 2025 qui ordonnait de nouvelles consultations.

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La Cour d'appel juge que la loi sur la DNUDPA ne lie pas le régulateur nucléaire du Canada

Points clés

  • La Cour d'appel fédérale du Canada a jugé que la loi fédérale qui harmonise le droit canadien avec la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones n'a pas mis en vigueur…
  • La décision unanime, Canadian Nuclear Laboratories Ltd.
  • L'affaire concerne l'installation de gestion des déchets près de la surface, un dépôt prévu pour les déchets radioactifs de faible activité sur le site des Laboratoires de Chalk River, à environ…

La Cour d'appel fédérale du Canada a jugé que la loi fédérale qui harmonise le droit canadien avec la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones n'a pas mis en vigueur les articles de la déclaration, et que le régulateur nucléaire du pays n'avait pas le devoir de les appliquer lorsqu'il a approuvé une installation permanente de déchets radioactifs près de la rivière des Outaouais.

La décision unanime, Canadian Nuclear Laboratories Ltd. contre Première Nation de Kebaowek, 2026 CAF 174, a été rendue le 16 octobre et rédigée par le juge Wyman W. Webb. Elle a accueilli l'appel des Laboratoires nucléaires canadiens, rejeté l'appel incident de la Première Nation de Kebaowek et sa demande de contrôle judiciaire, et infirmé un jugement de la Cour fédérale de 2025 qui avait ordonné de nouvelles consultations avec la nation algonquine selon la norme du consentement libre, préalable et éclairé.

L'affaire concerne l'installation de gestion des déchets près de la surface, un dépôt prévu pour les déchets radioactifs de faible activité sur le site des Laboratoires de Chalk River, à environ 200 kilomètres au nord-ouest d'Ottawa. La Commission canadienne de sûreté nucléaire a approuvé la construction en janvier 2024. La Première Nation de Kebaowek, dont le territoire comprend la rivière que les Algonquins appellent Kichi Sibi, a contesté cette approbation.

Ce que la Cour a décidé

La Cour d'appel a conclu que la loi sur la déclaration offre un cadre pour que le gouvernement fédéral rende les lois canadiennes conformes à la déclaration avec le temps. À elle seule, elle ne met pas en vigueur les articles de la déclaration qui contredisent le droit canadien en vigueur. La Cour a aussi conclu que la Commission de sûreté nucléaire, lorsqu'elle approuve une installation, n'est pas le gouvernement du Canada à cette fin. Sur les faits, la Cour a accepté que le devoir existant de consulter avait été respecté, et la Commission avait conclu que le projet ne causerait probablement pas d'effets environnementaux négatifs importants.

Pourquoi cela compte

C'est le premier arrêt d'appel sur la portée de la loi fédérale sur la déclaration, et sa réponse dépasse largement un seul site de déchets. Chaque régulateur fédéral qui approuve des mines, des pipelines, des barrages et des projets nucléaires dispose maintenant d'une décision qui dit que le régulateur lui-même n'a pas la tâche d'appliquer la déclaration. Cette tâche, a dit la Cour, revient au gouvernement du Canada dans son ensemble, par la législation. Pour les Premières Nations, l'effet pratique est que la norme de consultation pour l'approbation des projets reste celle de la jurisprudence antérieure, sauf si le Parlement change la loi ou si la Cour suprême dit le contraire.

Les défenseurs qui soutenaient Kebaowek ont qualifié l'arrêt de coup porté à la réconciliation. RAVEN, le fonds juridique qui a soutenu l'affaire, a fait valoir que si le gouvernement s'est engagé à rendre les lois conformes à la déclaration, mais que les régulateurs qui appliquent ces lois ne sont pas soumis au même engagement, la promesse n'a pas de voie claire vers les décisions réelles sur les projets.

Le contexte

Deux cours d'appel au Canada lisent maintenant de façon différente des lois similaires sur la déclaration, et la Cour suprême du Canada a déjà accepté d'entendre l'affaire Gitxaala, qui pose la même sorte de question sur la loi de déclaration de la Colombie-Britannique. Le cabinet Cassels, qui représentait les Laboratoires nucléaires canadiens, a noté que toute demande d'autorisation d'appel de cette décision devant la Cour suprême doit être déposée dans un délai de 60 jours. Kebaowek a appris la veille de cet arrêt qu'elle pourra intervenir dans l'affaire Gitxaala, et les arguments des intervenants dans cet appel sont attendus le mois prochain.

Ce qui va suivre

Trois choses sont à surveiller. D'abord, si Kebaowek demande l'autorisation d'appeler devant la Cour suprême dans le délai de 60 jours. Ensuite, l'audience Gitxaala, où la Cour suprême aura le dernier mot sur l'effet juridique des lois de déclaration et pourra trancher le désaccord entre les cours. Enfin, si le Parlement répond par des modifications qui donnent un effet direct à la loi fédérale, la seule voie que la Cour d'appel a laissée pleinement ouverte.

Chiffres clés

  • 2026 CAF 174: la référence de la décision de la Cour d'appel fédérale, rendue le 16 octobre 2026
  • Janvier 2024: la Commission de sûreté nucléaire a approuvé la construction de l'installation
  • Environ 200 kilomètres: la distance entre Ottawa et le site des Laboratoires de Chalk River
  • 60 jours: le délai pour demander l'autorisation d'appel devant la Cour suprême du Canada

Chronologie

  1. Jan 2024La Commission canadienne de sûreté nucléaire approuve la construction de l'installation de gestion des déchets près de la surface aux Laboratoires de Chalk River.
  2. 2025La Cour fédérale statue en faveur de la Première Nation de Kebaowek et ordonne de nouvelles consultations selon la norme du consentement libre, préalable et éclairé.
  3. Oct 16, 2026La Cour d'appel fédérale rend l'arrêt 2026 FCA 174, accueille l'appel des Laboratoires nucléaires canadiens et rejette l'appel incident et la demande de contrôle judiciaire de Kebaowek.
  4. Oct 24, 2026Le reportage complet et l'analyse juridique de la décision circulent, alors que court un délai de 60 jours pour demander l'autorisation d'appel devant la Cour suprême.

Sources