Des délégations saoudienne, pakistanaise et turque se réunissent à Téhéran pour éviter une reprise des combats
Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, le chef de l'armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir, et le chef du renseignement turc, Ibrahim Kalin, étaient à Téhéran lundi pour des entretiens avec des responsables iraniens de la sécurité sur la désescalade.
Points clés
- Des délégations de haut niveau d'Arabie saoudite, du Pakistan et de Turquie étaient à Téhéran lundi pour des réunions avec les autorités iraniennes afin de tenter d'éviter une reprise des combats…
- L'Arabie saoudite était représentée par le ministre de la Défense, le prince Khalid bin Salman.
- Ali Bagheri Kani, secrétaire adjoint du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, a déclaré à la télévision d'État que les trois se rendraient à Téhéran pour des consultations avec le conseil…
Des délégations de haut niveau d'Arabie saoudite, du Pakistan et de Turquie étaient à Téhéran lundi pour des réunions avec les autorités iraniennes afin de tenter d'éviter une reprise des combats entre l'Iran et Israël et les États-Unis, ont rapporté Associated Press et Reuters.
L'Arabie saoudite était représentée par le ministre de la Défense, le prince Khalid bin Salman. Le Pakistan était représenté par le chef de son armée, le maréchal Asim Munir, et la Turquie par Ibrahim Kalin, chef de son service de renseignement. Les trois devaient rencontrer les principaux responsables iraniens de la sécurité et les négociateurs et pousser en faveur d'un accord entre Téhéran et Washington.
Ce qu'ont dit l'Iran et l'Arabie saoudite
Ali Bagheri Kani, secrétaire adjoint du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, a déclaré à la télévision d'État que les trois se rendraient à Téhéran pour des consultations avec le conseil sur la sécurité régionale. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, a déclaré que la réunion "aborderait sans aucun doute les menaces les plus pressantes pour la sécurité régionale".
L'Arabie saoudite a déclaré que les délégations espéraient trouver "des moyens de désamorcer les tensions, de renforcer la sécurité régionale et de promouvoir sa stabilité". Baghaei a également déclaré : "La République islamique d'Iran n'hésitera pas à exercer son droit inhérent à la légitime défense pour protéger la souveraineté, l'intégrité territoriale et l'indépendance de l'Iran."
Le vice-ministre saoudien de la Diplomatie publique, Rayed Krimly, a publié sur X que "la visite souligne également le rôle central des États du Pacte de La Mecque dans la promotion de la sécurité et de la stabilité régionales, et leur engagement à travailler avec toutes les nations de la région pour atteindre cet objectif".
Le Pacte de La Mecque et l'origine de la réunion
Ces entretiens sont le premier contact de haut niveau entre l'Iran et tous les membres du bloc de trois nations du Pacte de La Mecque depuis que l'Arabie saoudite a été entraînée plus profondément dans le conflit. Selon l'Accord conjoint de défense de La Mecque, signé en août, une attaque armée contre un membre est considérée comme une attaque contre tous.
Un haut responsable iranien a déclaré que la réunion avait été lancée par le Pakistan lors de la visite de Munir à Téhéran la semaine dernière, lorsqu'il avait rencontré le président iranien Masoud Pezeshkian et d'autres hauts responsables.
Des médiateurs qataris étaient également à Téhéran dimanche, travaillant en coordination avec les États-Unis dans le cadre des efforts de désescalade en cours. Le Pakistan et le Qatar avaient aidé à négocier un accord en juin qui visait à ce que l'Iran rouvre entièrement le détroit d'Ormuz, à mettre fin à un blocus américain des ports iraniens et à ouvrir des négociations plus larges. Cet accord s'est rapidement effondré, les deux parties ayant repris les attaques.
Le Yémen et les frappes houthies étaient aussi au programme
La guerre au Yémen et les frappes des rebelles houthis, soutenus par l'Iran, contre l'Arabie saoudite étaient aussi au programme, selon deux responsables régionaux qui se sont exprimés sous couvert d'anonymat.
L'Arabie saoudite a intercepté dimanche une nouvelle vague de missiles et de drones, alors que les combats avec les Houthis se poursuivaient. Tôt lundi, le porte-parole militaire houthi, Yahya Saree, a déclaré que le groupe avait tiré des missiles balistiques sur des rassemblements militaires et des dépôts d'armes appartenant aux forces du gouvernement soutenu par l'Arabie saoudite dans les provinces d'Aden et de Lahj. Associated Press a déclaré qu'elle n'avait pas pu vérifier ces affirmations de manière indépendante.
Les comptes rendus ont cité deux dates électorales proches dans leur couverture, les élections en Israël le mardi 27 octobre 2026 et les élections de mi-mandat aux États-Unis le 3 novembre 2026.
Chronologie
- June 2026Le Pakistan et le Qatar ont aidé à négocier un accord qui visait à ce que l'Iran rouvre entièrement le détroit d'Ormuz, à mettre fin à un blocus américain des ports iraniens et à ouvrir des négociations plus larges. L'accord s'est rapidement effondré lorsque les deux parties ont repris les attaques.
- August 2026L'Accord conjoint de défense de La Mecque a été signé. Selon cet accord, une attaque armée contre un membre est considérée comme une attaque contre tous.
- Oct 25, 2026Des médiateurs qataris étaient à Téhéran, travaillant en coordination avec les États-Unis sur la désescalade. L'Arabie saoudite a intercepté une nouvelle vague de missiles et de drones alors que les combats avec les Houthis se poursuivaient.
- Oct 26, 2026Des délégations d'Arabie saoudite, du Pakistan et de Turquie ont rencontré les autorités iraniennes à Téhéran pour tenter d'éviter une reprise des combats entre l'Iran et Israël et les États-Unis.
Sources
- Associated Press via The Reflector: Delegations meet in Iran with Mideast region on edge over potential for renewed fighting
- Reuters via The Business Standard: Iran says officials from Saudi, Turkey, Pakistan visit Tehran for security talks
- Reuters: Top officials from Mecca Pact countries to meet Iranian officials in Tehran