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Des frappes de drones contre un camp de déplacés en Éthiopie tuent au moins 15 personnes, dont cinq enfants

Deux reportages indépendants situent le bilan à 15 ou 16 morts après des frappes de drones répétées contre le camp Hayiq Jari 2, dans la région d'Amhara, où plus de 1 700 déplacés étaient hébergés.

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Des frappes de drones contre un camp de déplacés en Éthiopie tuent au moins 15 personnes, dont cinq enfants

Points clés

  • Au moins 15 personnes, dont cinq enfants, ont été tuées dans une série de frappes de drones contre un camp de civils déplacés dans la région d'Amhara, en Éthiopie, ont déclaré vendredi à Reuters…
  • Les frappes ont touché le camp connu sous le nom de Jari 2, près de la ville de Hayq, dans la zone du Sud Wollo.
  • Un témoin a déclaré à Addis Standard que le camp avait été frappé au moins cinq fois à partir d'environ 11 heures du matin, avec environ 15 minutes entre les attaques, alors que les gens se…

Au moins 15 personnes, dont cinq enfants, ont été tuées dans une série de frappes de drones contre un camp de civils déplacés dans la région d'Amhara, en Éthiopie, ont déclaré vendredi à Reuters deux sources ayant participé aux opérations de secours. Addis Standard, un média éthiopien qui s'est entretenu directement avec des résidents du camp, a donné un bilan plus élevé, de 16 civils tués et 22 blessés.

Un camp de plus de 1 700 personnes

Les frappes ont touché le camp connu sous le nom de Jari 2, près de la ville de Hayq, dans la zone du Sud Wollo. Selon Reuters, le camp accueille plus de 1 700 personnes qui ont fui des violences antérieures. Addis Standard, qui appelle le site camp Hayiq Jari 2 Turk, parle de plus de 1 800 déplacés, dont beaucoup de familles venues de plusieurs zones de la région d'Oromia. Les résidents manquaient déjà de nourriture, de médicaments et de soins avant les frappes.

Frappé à répétition

Un témoin a déclaré à Addis Standard que le camp avait été frappé au moins cinq fois à partir d'environ 11 heures du matin, avec environ 15 minutes entre les attaques, alors que les gens se trouvaient dans leurs abris. Un représentant de la communauté ayant participé aux enterrements a décrit à Reuters la même succession d'explosions: il y a eu environ cinq explosions, puis les habitants ont commencé à ramasser les corps.

Selon Addis Standard, les morts comptent trois femmes enceintes, une fillette de huit ans et des élèves. Plus de 20 abris familiaux ont pris feu pendant l'attaque. Le représentant a dit à Reuters que les secouristes avaient aidé à enterrer 13 personnes au camp et que deux blessés étaient morts ensuite dans un hôpital de Hayk, à environ 17 kilomètres. Un résident a déclaré à Addis Standard qu'au moins 15 victimes avaient été enterrées ensemble dans une même fosse, faute de place pour les enterrer une par une.

Les blessés et les survivants

Un responsable local a dit à Reuters que les autorités aidaient à organiser les soins de 36 blessés. Addis Standard a fait état de 22 blessés conduits à l'hôpital de Hayiq, les cas les plus graves étant transférés à l'hôpital de Dessie. Un proche d'une victime a dit à Reuters qu'au moins 10 enfants blessés de moins de cinq ans étaient soignés. Les survivants du camp sont maintenant hébergés dans une école de Hayk, selon un résident qui les aide, cité par Reuters.

Aucune revendication, aucune explication

Reuters a rapporté qu'on ne savait pas pourquoi le camp avait été visé ni qui avait mené les frappes. Un porte-parole du Premier ministre Abiy Ahmed n'a pas répondu dans l'immédiat à une demande de commentaire. Les trois sources de Reuters ont dit qu'il n'y avait aucun combat dans la zone au moment des frappes, bien que des membres du Mouvement national Fano d'Amhara, qui fait partie d'une alliance rebelle dirigée par des combattants du Tigré, se trouvaient à proximité. Un homme qui a perdu un membre de sa famille a dit qu'un drone avait tourné au-dessus du camp mercredi et était revenu jeudi avant la frappe.

Les frappes surviennent alors que les combats ont repris dans le nord de l'Éthiopie. Les troupes gouvernementales ont repoussé une offensive de l'alliance rebelle lancée le 23 septembre. Dans un incident distinct rapporté vendredi par Addis Standard, une frappe de drone dans la ville de Rama, au Tigré central, a tué au moins 12 civils rassemblés pour ramasser du grain répandu d'un camion touché la veille au soir.

Chronologie

  1. Oct 29, 2026Des frappes de drones ont touché le camp de déplacés Hayiq Jari 2, dans la région d'Amhara, vers 11 heures du matin, selon des résidents du camp cités par Addis Standard, au moins cinq attaques espacées d'environ 15 minutes.
  2. Oct 30, 2026Reuters fait état d'au moins 15 morts, dont cinq enfants, en citant deux sources des opérations de secours, tandis que les survivants sont hébergés dans une école de Hayk et que les blessés sont soignés à Hayq et Dessie.

Sources